En effet, la réforme s'appuie sur le fait que l'interdiction du travail de nuit était déjà largement vidée de sa substance, en raison des nombreuses dérogations existantes. Une telle mesure permettrait donc de simplifier la matière.
En outre, l’extension du travail de nuit, aujourd’hui en-dessous de la moyenne européenne (3,4 % en 2024 en Belgique contre 4,6 % en moyenne dans le reste de l’Europe), participerait à dynamiser le marché du travail belge.
Par ailleurs, la réforme proposée impacterait positivement le nombre d’emplois disponibles, puisque si la Belgique atteignait cette moyenne européenne, cela ne représenterait pas moins de 8.464 emplois supplémentaires. Ainsi, une telle mesure renforcerait la compétitivité des conditions de travail en Belgique, et limiterait ainsi la délocalisation de l'emploi vers les pays européens voisins.
Enfin, les primes actuelles associées au travail de nuit seraient maintenues dans une grande majorité de secteurs, en vue de préserver la sécurité salariale des travailleurs concernés tout en offrant davantage de flexibilité aux employeurs.