Pourquoi cela est-il important
Aujourd’hui, les délais de préavis pendant les six premiers mois dépendent de la partie qui donne congé (employeur ou travailleur) et de l’ancienneté au moment de la résiliation : pour les employeurs, le droit au délai de préavis s’accumule progressivement au cours de cette première période (de 1 à 5 semaines selon l’ancienneté), tandis que les travailleurs qui démissionnent ne doivent généralement donner un préavis que de 1 à 2 semaines seulement.
Si cette mesure était adoptée, le délai de préavis pendant les six premiers mois d’emploi (pour les nouveaux contrats) n'augmenterait plus progressivement mais serait fixé à une semaine, réintroduisant ainsi de facto une flexibilité en début de contrat, sans qu'il soit nécessaire d'inclure une clause contractuelle d'essai dans le contrat.
D'un point de vue pratique, cette proposition permettrait donc :
- de réduire les coûts liés à la résiliation en début de contrat,
- de réduire le risque lié à l'embauche, et
- d'accroître la symétrie entre les obligations de préavis incombant à l'employeur et au travailleur au cours des six premiers mois de l'emploi.