En résumé ?
Les chaînes de sous-traitance sont de plus en plus considérées, au niveau européen, comme un enjeu central de conformité et de contrôle.
Cette résolution est particulièrement pertinente pour le secteur de l’intérim, ainsi que pour les entrepreneurs et les entreprises utilisatrices recourant à des modèles de travail flexibles ou externalisés. Un renforcement des contrôles devrait se traduire par une surveillance accrue de la part des inspections du travail, non seulement des montages illégaux, mais également des modèles d’intermédiation licites et de l’organisation concrète des responsabilités.
Le débat à venir ne se limitera donc pas aux structures frauduleuses. Il portera sur des questions fondamentales telles que : la détermination des responsabilités dans des chaînes de travail complexes, l’application des règles en matière de détachement, l’étendue des compétences de l’ELA, ainsi que l’équilibre entre contrôle et liberté de prestation de services.
Pour les entreprises, les attentes augmentent quant à leur capacité à démontrer l’existence de contrôles robustes, de vérifications efficaces et d’une traçabilité complète de bout en bout au sein de ces chaînes.
Le Parlement a fixé l’agenda politique.
La concrétisation juridique dépendra désormais des initiatives de la Commission.